Honoraires syndic de copropriété, comment sont elles fixées ?

Des recherches récentes ont révélé que les syndics ont en moyenne optimisé leurs honoraires de 1.70 % en un an. Cela équivaut à une augmentation des prix de l’ordre de 37.4 % sur 4 ans. L’obligation de mettre en place un contrat de syndic pour tout renouvèlement à partir du 2 juillet n’arrangera pas la situation. Il faudra passer par l’étape de recherche d’un bon syndic, et en évaluer le coût.

Les honoraires  d’un syndic varient d’un cas à l’autre

En règle générale, chaque copropriétaire doit payer dans les 211 euros par an pour un syndic professionnel. Mais les analystes se sont penchés sur la question de plus près. Sur 1 300 copropriétés, les tarifs varient en réalité en fonction du prestataire. Les petits cabinets indépendants coûtent plus chers que les autres, notamment pour les immeubles de taille moyenne. La différence peut même atteindre les 341 euros par lot et par an. Pour les copropriétés comptant plus de 60 lots, les tarifs peuvent pourtant baisser jusqu’à 119 euros.

Le facteur géographique impacte également sur les émoluments des syndics. Pour les banlieues parisiennes par exemple, les professionnels vont jusqu’à 228 euros par lots contre 200 euros dans les Paca.

À cela s’ajoutent les traits caractéristiques de l’immeuble. Les bâtisses de 2005 jusqu’à nos jours coûtent moins cher que ceux qui ont été construits en 1948. L’ancienneté et la valeur historique du bien compte beaucoup. Ils sont sujets respectivement à un prix de syndic de 204 euros et 228 euros.

Et bien évidemment, les services disponibles sont à prendre en considération. Une copropriété qui dispose d’un parking, un service de gardiennage, besoin d’un prestataire pour l’entretien des jardins, etc., exigent beaucoup plus d’investissement. Ce qui peut être sujet à des honoraires plus élevées. Si vous trouvez que le coût du syndic représente une somme excessive, vous avez la possibilité de réunir une assemblé générale exceptionnelle afin de discuter d’une éventuel changement de syndic.

Les nouveaux contrats et une hausse des prix : quelle est la relation ?

Le décret du 26 mars 2015 impose l’utilisation d’un nouveau modèle de contrat de syndic à partir du mois de juillet de la même année. Cette modification touche essentiellement les services proposés par un syndic. Désormais, ce professionnel s’occupe, en plus de l’organisation des AG et la gestion comptable du bien, des services dîtes de « prestations particulières ». On ne parle pas uniquement de l’entretien de l’immeuble. Dans le contrat “tout sauf”, vous devriez également payer le syndic pour la remise de livret d’accueil pour les nouveaux ou encore pour les frais de photocopies.

Néanmoins, ce genre de contrat est une bonne nouvelle pour les copropriétaires. Il liste de façon claire et précise les nouvelles attributions et leurs honoraires. Ce qui permet de simplifier la mise en concurrence des prestataires.

En tous les cas, vu l’optimisation de la liste des services rendus, les syndics ne manqueront pas de demander une hausse de leurs tarifs. Mais comme il s’agit de prestation facturée en annexe durant les années précédentes, la surprise ne risque pas d’être trop grande, selon les optimistes.

Limiter les frais malgré le nouveau contrat : c’est possible !

Contrat de type “tout sauf” ou non, choisir un syndic est une question subjective. Il est toujours possible de limiter les prestations en fonction des besoins de chaque copropriété.

Par exemple, l’ouverture d’un compte bancaire au non de la copropriété peut être intégrée dans la liste des prestations obligatoire. Mais ce n’est pas le cas pour les biens de moins de 16 lots.

En outre, si pour certains syndics, ce genre de démarche est gratuit, pour d’autres, ce n’est pas le cas. Elle peut coûter jusqu’à 240 euros par lot dans certains cas.

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